Le Lensois Normand

Tome 2

Min Lens à mi

Classé dans : Famille,Histoire,Lens — 3 avril, 2010 @ 10:04

       Il y a quelques années, j’avais écrit pour le site « Histoires de Chtis » quelques paragraphes racontant des souvenirs de jeunesse en rapport avec le sport et surtout le RCL.  A l’occasion d’un retour à Bollaert il y a quelques jours, ces textes me sont revenus en mémoire. Je les ai retrouvés, illustrés, un peu modifiés en précisant certaines choses ou en rectifiant quelques erreurs. J’y ai ajouté deux paragraphes. Ce sont donc ces quelques lignes que je vous propose, intitulées « Min Lens à mi ». 

L’mobylette ed’min père      

     Habitant à la fosse 14, rue Lamennais exactement, le dimanche après midi, une fois tous les quinze jours mon père m’emmenait au stade Bollaert pour voir un match du RC Lens. A cette époque, on ne disait pas « On va à Bollaert » mais simplement : « On va au match ». Aller au match voulait tout dire, ça ne pouvait être qu’au Stade Bollaert pour voir l’équipe qui enflammait tous les corons. 

    Les matches avaient lieu à 15h00 car tous les stades n’étaient pas équipés d’installations de nocturne (Lens l’a pourtant été dès 1954). Donc, le dimanche, en tout début d’après midi, mon père me faisait monter sur le porte-bagages de sa Mobylette où il installait un siège pour enfants. 

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L’mobylette d’min père … et mi d’sus mais un peu avant qu’il m’emmène au match 

       Et nous voilà partis !       

       Déjà à cette époque, il fallait arriver de bonne heure car il y avait du monde, les bons résultats du club et le manque d’autres distractions à part le cinéma, attiraient un public composé essentiellement d’hommes et de garçons. Je ne me souviens pas avoir vu beaucoup de filles « aux matches ». 

      Nous, on allait toujours dans les « populaires » : elles se situaient en arc de cercle derrière les deux buts et composées de gradins en terre battue non couverts et debouts bien sur! 

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Plus tard, les populaires furent même scindées avec la création des « virages » 

Les gardiennes d’vélo 

    On arrivait par la route de Béthune et la cité des Fleurs, appelée aussi « la cité des pensionnés ». Dans la rue qui menait à l’entrée du stade, il y avait quelques maisons habitées par des retraités. C’est là que les gens déposaient leurs vélos ou leur vélomoteur. Ils avaient inventé le parking gardé! Nous, où mon père déposait sa Mobylette, c’était toujours la dernière maison avant l’entrée du stade. Contre vingt francs à l’époque (qui allaient devenir plus tard vingt centimes), une dame gardait l’œil sur les engins pendant toute la durée du match. « Y’a pas d’risques, j’chuis toudis là ! ». Rien ne prouve que pendant le match, elle restait toujours dehors à surveiller. De toute manière, il n’y avait jamais de vols ou de dégradations.

     Imaginez aujourd’hui déposer votre voiture dans un parking où il suffirait de dire un peu plus tard : « C’est celle là, la mienne » sans aucun reçu et qu’on vous tende les clés. C’est pourtant ce qui se passait à l’époque: personne n’aurait imaginé qu’on puisse lui voler son engin. 

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Du côté « ville », il y avait un grand « parking » pour les vélos. 

Le p’tit pont 

       Pour accéder au terrain par la « cité des pensionnés », d’où venait tous les gens des quartiers nord de Lens (fosses 9,11,12,14, etc …), il fallait passer par un petit pont qui surplombait les voies du Chemin de Fer des Mines. Sur ce pont, on allait à trois de front au maximum. Pour entrer au stade, ça allait encore, les arrivées étaient étalées. Mais pour sortir, il y avait plusieurs milliers de personnes à passer par cet entonnoir. Alors, on attendait son tour, sans se bousculer, sans se chamailler, en discutant avec les gens. Ca pouvait durer une demi-heure les soirs de grand match. Alors, ça discutait, chacun y allait de son analyse. Finalement, on avait assisté au match et on avait en plus les commentaires d’après match. Canal + n’a rien inventé ! Une fois passé, on allait récupérer son vélo ou sa Mobylette « Chez el’femme » et on rentrait.

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Le p’tit pont aujourd’hui : il ne reste de visible que l’accès, la voie du chemin de fer des mines est devenue l’allée piétonne Marc-Vivien Foé. A gauche, l’emplacement de la maison de la « gardienne de deux-roues ». 

Ch’est min garchon 

      Quelques années plus tard, on avait le droit d’aller au match tout seul, sans son père. On avait une douzaine d’années et c’était les premiers matches en nocturne. A cette époque, les gamins de 12 ans pouvaient sortir le soir sans aucun risque dans les corons. On y allait en bande avec tous les copains de la cité. Mais, il y avait un problème, à partir de 10 ans, il fallait payer demi-tarif. Alors, on attendait entre les caisses et le point de contrôle et on apostrophait les gens qui entraient au stade. « J’peux passer avec vous, M’sieur, s’il vous plait ? ». Tout le monde connaissait la combine. Les adultes nous prenaient par la main pour franchir le point de contrôle et disaient au gardien « Ché min garchon ! Y peux passer ? ». Et le gardien, pas dupe et qui nous voyait attendre depuis un quart d’heure devant lui répondait « Quel ache qu’il a, tin tchio ? 

- Y vient juste d’avoir 10 ans 

- Y’est bin grand pous’n'ache ». Et avec un clin d’oeil à l’adulte qui nous tenait par la main, il nous laisser entrer. Ensuite, il n’y avait plus qu’à attendre que les autres copains passent à leur tour avant d’aller se placer en populaire. 

Les « s’gontes » 

    Là où se situe toujours le kop lensois aujourd’hui se trouvait à cette époque là une petite tribune que l’on appelait « les s’gontes » (en français les secondes). Déjà à cette époque, c’est là que se trouvaient les supporters des « sang et or » avec leurs chants et leurs drapeaux. Les supporters d’aujourd’hui n’ont rien inventé, ils n’ont fait que moderniser (avec talent, il faut le dire) ce que faisaient déjà leurs grands-pères. 

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Les s’gontes vues du ciel 

    Je me souviens que pour nous qui étions toujours dans les populaires; c’était les jours de grand match impressionnant de voir toute cette foule agglutinée au centre de cette tribune, tout le monde était debout à l’époque.

      Je me souviens d’une réflexion qui nous avait fait éclater de rire d’un de nos voisins dans les populaires qui dit en regardant vers la tribune de secondes « y’in faut des kilos d’Palmolife pour laver tout cha ! ». 

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Il y avait moins de drapeaux mais la ferveur existait déjà 

Les branlées 

         Même si le but de ces textes n’est pas de raconter l’histoire du Racing mais plutôt les anecdotes s’y rapportant, on ne peut oublier les moments de jubilations lorsque les Sang et Or gagnaient avec la manière. Tous les anciens se souviennent des « branlées » que l’on a mis aux visiteurs (Lens-Le Havre 7-0; Lens-Bordeaux 8-1; Lens-Nice 4-0 et aussi le mémorable Lens contre Racing de Paris 10-2 dont 6 buts d’Oudjani lors de la saison 63-64); Ces soirs là, quand on rentrait chez soi, on se disait déjà : « Fier d’être Lensois ». 

    Je me souviens qu’à cette époque, l’introduction d’alcool n’était pas interdite dans les stades et qu’un dimanche après midi, Lens recevait Nantes sur un terrain « surgelé » et par une température d’environ moins 10. Le terrain était tellement dur que les Lensois ont joué en baskets car aucun crampon ne pouvait s’accrocher à la pelouse. Devant moi, dans les tribunes, il y avait deux hommes qui avaient pris « de quoi se réchauffer » et qui s’était engagés à vider une bouteille à chaque but de Lens. On a gagné 4-0. Ils ne devaient pas être très clairs en rentrant chez eux, ce soir là ! 

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Oudjani lors d’un match face à Nice 

La Clarville

     Mon père travaillait à « la Centrale de Vendin » où chaque année était organisée une loterie au profit de je ne sais plus qui. En 1962, on a eu la chance de gagner le premier prix. C’était une télé de marque Clarville, en noir et blanc, bien sûr. C’était une révolution dans la maison: plus besoin d’aller chez les voisins voir « La piste aux étoiles » ou les premières retransmissions des matches de Coupe d’Europe du grand Reims (dont je reparlerai plus tard). L’alimentation électrique était en 110 à cette époque et il y avait souvent des baisses de tension, surtout le soir. Sous la télé, il y avait un « survolteur » sur lequel il fallait actionner le bouton plusieurs fois pour empêcher la télé de s’éteindre. 

     L’inconvénient, c’était que lorsqu’on regardair un match où l’une des équipes avait un maillot bleu et l’autre un rouge, toutes les deux en short blanc, on avait du mal a voir qui jouait avec qui. Alors, le commentateur disait » Vous reconnaissez l’équipe de France à ses chaussettes, elles ont deux petits liserés blancs alors que les autres sont unies ». Tu parles, Charles !

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Notre « Clarville » ressemblait un peu à ça dans les années 60
 

Télé Dimanche 

    Le dimanche après midi, il y avait une émission de télé présentée par Raymond Marcillac qui s’appelait Télé-Dimanche. Un jour, avec mon père, nous sommes allés « au match » voir Lens-Reims. C’était le Reims de la grande époque avec Kopa, Fontaine… Le stade était plein comme un œuf. Nous, on avait trouvé une place dans les populaires, le nez plaqué contre le grillage juste à côté d’un poteau de corner. A 5 minutes de la fin, Lens menait 2-1. Mon père me dit : »Allez, c’est presque fini, on s’en va sinon on va être coincé au p’ti pont ». Nous voilà donc partis, on récupère la Mobylette et on rentre. Ma mère et mes sœurs regardaient Télé-Dimanche. « Qui c’est qui a gagné? demande ma mère. - Lens par deux buts t’à un ». A la fin de l’émission, la télé passe les panneaux des résultats de foot : Reims avait marqué 2 fois dans les 5 dernières minutes et avait gagné 3-2. Après ça, mon père n’est plus jamais parti avant la fin d’un match quitte à attendre une demi-heure au « p’tit pont ». 

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Télé Dimanche de Raymond Marcillac qui avait découvert Mireille Mathieu.

 

Le foot au « caté »      

        A cette époque, il y avait très peu de clubs structurés et la plupart des gamins qui jouaient au foot le faisait dans la rue : il y avait très peu de voitures. D’ailleurs, comme dans tous les corons, tous les gosses de la cité vivaient dehors jusqu’à la tombée de la nuit.
     Mais on avait aussi nos « matches du jeudi ». Quand on allait au catéchisme, le curé était un passionné de football et alors qu’on été partis plus de deux heures, on avait une demi-heure de « caté » et une heure et demi de foot sur le parvis de l’église du 12 (entre l’église et la rue Saint Edouard). Et là, par tous les temps, c’était des parties acharnées parfois à vingt contre vingt, entre ceux de la cité 12 contre ceux de la fosse 14. 
D’un côté le but était délimité par deux des pylônes de la clôture de l’église. De l’autre quatre bouts de bois ou quelques sacs ou vêtements faisaient office de poteau. Il n’y avait pas d’arbitre et si après un tir au but, quelqu’un criait « trop haut », tout le monde était d’accord pour annuler le but. Le curé relevait le bas de sa soutane pour jouer avec nous par tous les temps : soleil, pluie ou même neige. On revenait « tout crotés à l’mason ». C’est peut être pour ça qu’il y avait tant de monde au « catè » à l’époque. 

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Notre terrain de football « derrière l’église » 

Le sport ailleurs 

      Un peu plus tard, quand on avait fait sa communion, on n’allait plus à la messe. C’était « la tradition ». Alors, on se baladait avec les copains et on allait voir du sport. Souvent, c’était « au cimetière » où jouaient l’AS Lens (je pense que ce club existe toujours, ils avaient un stade auprès de ce qu’on appelle aujourd’hui le cimetière nord au bout de la rue Lamennais, là où reposent mes parents). Parfois, on avait des copains qui, étant meilleurs que nous, jouaient dans ce club. On allait les encourager. Ou alors, on allait aussi voir du basket « au cercle », rue des Marronniers à la fosse 12, derrière la salle Saint Laurent. Là aussi, c’était « à l’ancienne » : les matches se jouaient dehors par tous les temps sur un terrain en terre battue (il n’y avait pas de salles de sports), il n’y avait pas de remplaçants et, à la fin du match, on devait aller voir la table de marques pour savoir qui avait gagné car il n’y avait pas non plus de tableau d’affichage.

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Le stade de l’AS Lens ressemblait à celui-ci

 

L’pate à modeler            

       Mes frères et sœurs plus âgés pourraient vous le confirmer : quand j’étais gamin, j’étais un fervent de la pate à modeler. Et comme j’étais aussi fervent du Racing, il ne fallait pas grand-chose pour ces deux passions se réunissent. Sur une petite table située sous la fenêtre de la cuisine dans notre maison des Mines avaient lieu les répétitions des plus grands matches du championnat de France. Avec la pate à modeler, je fabriquais dix boules rouge et jaune, dix autres d’une autre couleur, deux différentes pour les gardiens de but et une noire pour l’arbitre. Les poteaux des buts, les bancs de touche et même le tableau d’affichage étaient aussi en pate à modeler. Et alors, une fois la fabrication terminée, le match pouvait commencer. Ca durait des heures et des heures et je ne sais pas pourquoi, à la fin, c’est toujours Lens qui gagnait ! 

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Les bâtons de pâte à modeler : des heures de matches ! 

Les lendits 

     Mais le stade Bollaert, c’était l’endroit mythique ! Et fouler sa pelouse une fois par an était une fierté et un honneur. Alors, quelle était notre joie quand, une fois par an, en fin d’année scolaire, on y présentait avec l’école un spectacle gymnique que l’on appelait « les lendits ». Tous les jeunes des écoles de Lens faisaient un tour d’honneur autour du terrain puis se présentaient devant la tribune d’honneur pour faire une exhibition de mouvements d’ensemble » que l’on avait répétés à l’école toute l’année. 

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Les Lendits à Bollaert dans les années 60 

J’suis « placeur » 

        Un peu plus tard, vers 15/16 ans, j’ai réussi à me faire embaucher comme placeur dans la tribune d’honneur du stade. On avait droit à une carte officielle de « Membre Actif » et on portait un brassard : le mien avait été cousu par ma mère avec des morceaux de tissus rouges et jaunes. On gagnait par match : 5 francs (plus les pourboires) et un exemplaire gratuit du journal « Sang et Or ». Puis, on avait le droit de voir le match de la tribune. Je me souviens avoir assisté à un match de gala avec des internationaux comme Kopa et Fontaine et il me semble le retour à Lens de Wiesniewski. C’était à l’occasion du jubilée de Bernard Placzek, qui joua 377 matches et fut longtemps capitaine du Racing. Ca reste un bon souvenir même si peu de temps après, Lens a abandonné le football professionnel pour ne le réintégrer que quelques années plus tard. 

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Sang et Or : le journal du Racing

 Sin dernier match            

       Si mon père est à l’origine de ma passion pour ce club, il était normal que je sois présent lors du dernier match qu’il est allé voir à Bollaert. Il me semble que c’était en 1972 lors de la légendaire demi-finale contre Bastia. Battus 3-0 à l’aller et surtout mal reçus en Corse (on a entendu dire que des voitures immatriculées 62 avaient été jetées dans le port de Bastia), les lensois, alors en 2ème division, voulaient laver cet affront. Bollaert était plein comme un œuf et même plus puisque qu’il y avait du monde sur les toits des tribunes, sur les pylônes des projecteurs et que l’on avait du mal à voir les limites du terrain tant il y avait de supporters le long des lignes (je pense qu’aujourd’hui, le match n’aurai pas eu lieu mais le holliganisme à la sauce PSG n’existait pas encore à l’époque). Lens marqua 1 fois puis une autre mais ne remonta pas le handicap de l’aller. Qu’importe, l’honneur était sauf et les Corses se sont longtemps souvenus de « l’accueil » des ch’tis. Une banderole reste dans mes souvenirs : le gardien corse était yougoslave et s’appelait Pantélic. La banderole disait « Pantélic, pends tes loques ». A-t-il compris ? Je ne le pense pas. 

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Lens-Bastia 1972 : le début du renouveau du Racing

Aujourd’hui            

     Je suis retourné à Bollaert il y a quelques jours. Il y a 50 ans, mon père m’y emmenait. Cette fois là, c’est mon gendre qui m’y a invité. Le temps passe ! C’est vrai que c’est beau : les couleurs, les tifos, les drapeaux, les chants, la Marseillaise Lensoise, les Corons à la mi-temps. Toutes les couleurs de Bollaert aujourd’hui  Mais j’ai l’impression qu’il manque quelque chose. Quoi ? Je ne sais pas. Le p’tit pont ? Les s’gontes ? Les gradins en terre battue ? Peut être quelques ch’tis de plus sur le terrain pour garder l’esprit lensois ? 

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Toutes les couleurs de Bollaert aujourd’hui

      La passion est toujours là pour ce club mais il y a aussi beaucoup de souvenirs et certainement un peu de nostalgie. Parce que cette équipe, c’est : « Min Lens à mi ! ». 

18 commentaires »

  1. Francis dit :

    Juste rappeler que Pantélic super gardien a dansé toute une mi-temps avec des pétards qui lui claquaient dans les godasses ,et ce corse qui a reçu un sac de farine vidé sur la tete, et l’autre dans les populaires qui s’est pris un coup de parapluie sur la tete par une femme….

  2. Geneviève dit :

    Merci CLAUDE,
    Je viens de lire ton commentaire sur le foot ,j’en ai des fouinions.
    Que c’est bien écrit!!!
    Tu es formidable!!!
    Bonne fête de PAQUES et bonne journée demain.
    Bisous GENEVIÈVE.

  3. GILLES dit :

    bonjour, Claude
    je ne sais pas si tu te souviens mais la premiere fois que j ‘ai mis un pied à Bollaert ‘c’est avec toi
    (lens valenciennes) quel année , quel score ? je m’en souviens plus. mais le lendemain à l ‘ecole j’etais fier de dire que j ‘avais étè au foot à lens avec min tonton
    ( je suis presque sur que lens avait gagné ce jour la)

    depuis ce jour meme si je ne suis pas footeux j ‘ai toujours la passion pour le RCL Gilles

  4. Gérard dit :

    L’étang change ! On voudrait revenir aux vélos dans la ville mais c’est dur de s’y remettre … A combien est le dernier poster de l’équipe qui tente désespérément de jouer avec un ballon alors que leurs adversaires éprouvent un malin plaisir à le faire rentrer trop facilement dans leur cage au grand dame du portier croate. Aujourd’hui, ils croatent ce qu’ils veulent mais ils risquent fort de se faire encore sonner les cloches !
    Bises et bonnes Fêtes de Pâques

  5. Claude dit :

    Pour Gilles,
    Je n’ai plus vraiment en mémoire « ta première fois » mais je me souviens effectivement être allé te chercher plusieurs fois à Harnes avec ma 4L verte sur laquelle figurait bien sur un fanion du Racing.
    Merci de tes passages sur ce blog et de tes commentaires.

  6. Valère dit :

    Salut

    Moi aussi je suis un Chti déraciné puisque je vis au Québec depuis maintenant 12 ans. Je pense Claude que tu dois avoir une dizaine d’années de plus que moi car mes premières visites à Bollaert remonte à 72-73 avec min père. Je me souviens de mon premier match, je ne sais plus en quelle tribune j’étais, mais je me souviens de certains « resquilleurs » allongés sur le toit de la tribune en face de la nôtre.
    Que de souvenirs. Merci de partager les tiens avec les miens, je t’ai mis dans mes favoris, je viendrais te visiter souvent maintenant et j’ai envoyé une courriel comme on dit ici à tous mes chums (prononcer Tcheum (amis en québécois) pour qu’ils viennent aussi te rendre visite.

    Bravo ! Énorme boulot de ta part !!!

  7. GILLES dit :

    BONJOUR,CLAUDE
    pour mon premier match nous sommes partis de la rue Lamenais à pied. je crois me souvenir que tu avais RDV avecun copain de Valenciennes

    Gilles

  8. Hervé dit :

    Salut les gens !
    J’ai toujours les billets de Lens/Bastia de 1972 et le billet de Lens/St Étienne de la finale de 1975…
    Et le petit pont, c’est quand même le seul passage qu’on pouvait franchir sans mettre un pied par terre tant on était serré comme des sardines dans une boite.
    Pas près d’oublier non plus le café au parfum prononcé de rhume que des types s’envoyaient derrière la cravate avant le match ou à la mi-temps ! ;)

  9. Hervé dit :

    Il y avait une autre banderole qui disait : « Allo Napoléon, ici Waterloo ! « 

  10. Thierry dit :

    Super Claude ce que tu fais. Pour moi la première fois que je suis allé à Bollaert (le 10 mars 1974), c’était pour un Rouen-Lens en Coupe de France. A l’aller à Diochon, Rouen avait gagné 1-0 (si je me souviens bien, tu étais venu à Rouen avec Annick) et au retour match nul 0-0. Rouen était qualifié avec 11 défenseurs !!! Les temps ont bien changé!!!!

    Quant aux resquilleurs, j’en connais un : Mon père !!! je devais marcher à genoux pour payer demi-tarif !!!! En plus, il disait que les places n’étaient pas chères à Lens…

    Pour retrouver tous les résultats de foot depuis longtemps,
    vous pouvez allez sur le lien suivant : http://www.les-sports.info/football-s1-c0-b0.html

  11. Le lensois-normand dit :

    Hé Hervé et Gilles,
    Vous rappelez vous qui a été votre formateur en p^te à modeler ?

  12. Hervé dit :

    Hé oui, c’était toi. On an a usé des plaquettes de pâte :) Qu’est ce qu’on a pu en faire des cow-boys du 7ème de cavalerie, avec Rintintin, Rusty, et les autres… T’as oublié aussi les coureurs du Tour de France, les Anquetil, Poulidor, Gimondi, Aymar et autres Van Springel !!!

  13. Hervé dit :

    Désolé pour le « an », c’était « en qu’il fallait mettre ;)

  14. GILLES dit :

    bonjour claude
    oui je me souviens de la pate a modeler
    mais à la lecture du mail de herve qui parle de coureurs
    te rapelle tu, des carnets du tour de france que tu redigeais avec des articles de journaux
    j ‘ai ensuite continué pendant quelques annees
    si ma mére ne les a pas jeté ils sont à harnes

    souvenir,souvenir

  15. Gilles et Hervé,
    Oui, bien sûr que je me souviens de nos « Tour de France ». Un article (parmi d’autres) est en préparation sur ce sujet.
    Anquetil, Poulidor mais aussi Gaul, Bahamontès, Van Looy, Darrigade, etc. Ils ont tous vécus rue Lamennais que ce soit dans les carnets dont parle Gilles, en pâte à modeler comme le dit Hervé ou même en « mappes » (billes en terre pour les non initiés au patois chti) dans le caniveau autour de la maison.

    Dernière publication sur Le lensois normand : C'est fini (pour le tome 1)

  16. michel dit :

    Je ne savais pas qu’il y avait tant d’anciens combattants dans la famille!!! Mais que de souvenirs,Claude, tu nous fais revivre.

    ET TOUJOURS: ALLEZ LENS!!!!

  17. Roland dit :

    J’ai bien aimé ton sujet sur le Racing Club de Lens.J’ai vécu tout ça:la Cité des fleurs(j’y

    avais un copain),le petit pont,les passages en fraude,les populaires,les voyages en deux roue
    sauf qu’elles n’avaient pas de moteur et que j’étais assis en amazone sur le cadre. Nous accompagnions
    l’équipe de Vendin le Vieil dans ses déplacements à Pont à Vendin,Estevelles,Wingles,Annay,Meurchin etc…

    A propos des scores fleuves du RCL,il ne faut pas oublier le 32 à 0 infligé à la modeste équipe d’Auby.
    J’ai assisté au match:c’était une pitié de voir le gardien de but tout crotté,passant son temps
    à aller chercher le ballon au fond des filets.

    Grosses bises à vous deux.
    Roland

    Dernière publication sur Le lensois normand : C'est fini (pour le tome 1)

  18. Cédric Sikora dit :

    Je découvre ce superbe témoignage et le diffuserait avec grand plaisir.

    Je trouve juste un petit bémol… on aurait pu s’abstenir de cette remarque : « mais le holliganisme à la sauce PSG n’existait pas encore à l’époque », d’autant que comme le rappelle Francis, il n’y a d’anges nulle part.

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