Les Chemins de Fer des Mines de Lens (1)
Médaille en l’honneur d’Emile Vuillemin
Dans le rapport sur « Le Bassin Houiller du Pas de Calais », d’Emile Vuillemin ( Ingénieur aux Mines d’Aniche) au début du XXème siècle, on peut lire : « La Compagnie de Lens, songea, dès l’adoption du tracé de la ligne des houillères, à y relier ses fosses par un embranchement. Un décret du 9 mai 1860 autorisa la construction de cet embranchement, non seulement jusqu’à la gare de Lens mais encore jusqu’au canal de la Haute-Deule (vers Loison). Cette voie vers le canal partant de la fosse 2 coupait la Route de Lille à hauteur de l’embranchement vers Loison.
Un deuxième décret du 10 juillet 1862 autorise la construction de la ligne jusqu’à la fosse 3 de Lens à Liévin (par les fosses 9 et 9 bis).
Une partie des installations ferroviaires du 9 :
De la fosse 9, la voie ferrée rejoignait la « Gare du Nord » par un pont attenant au Pont Césarine :
C’est le 3 janvier 1875 qu’un nouveau décret autorise la construction d’une ligne de 8 kilomètres partant de la Fosse Saint Elisabeth pour relier Violaines (sur la ligne de Lille à Béthune des Chemins de fer du Nord) par la fosse 2, Vendin, Wingles et Douvrin.
115 ans plus tard, par un décret en date du 1er août 1990, toutes ces lignes de chemins de fer seront incorporées au réseau ferré national géré par la SNCF.
A la fin des années 1800, la Compagnie possède 43 kilomètres de voies ferrées exploitées par 8 locomotives, plus de 300 wagons mais aussi 3 voitures spéciales pouvant contenir chacune 60 voyageurs.
Une partie de l’activité ferroviaire de la fosse 1 avant la 1ère guerre :
Sur la carte de Lens en 1957 ci-dessous figurent en vert, les lignes des Chemins de Fer des Mines de Lens exploitées uniquement pour le transport des marchandises et en bleu, la ligne Lens-Violaines où circulait aussi des trains de voyageurs.
Près de la fosse 1 et du Stade Bollaert, se trouvaient le dépôt des locomotives et un atelier d’entretien et de réparation.
L’atelier des Mines avant la guerre 14-18 :
Le dépôt et l’ensemble ferroviaire des Mines après la 1ère guerre avec à droite la Route de Béthune et à gauche le Stade Bollaert :
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Un grand « Merci! » pour cette série d’articles!
Deux de mes arrieres grand-pères ont travaillé sur cette ligne, et aujourd’hui j’habite à deux pas de celle-ci… Et d’ailleurs, depuis le mois de mai, elle a repris partiellement du service : la verrerie de Wingles a remis en route son embranchement privé jusqu’à Pont-à-Vendin. Le convoi arrive à Wingles tout les lundis à 8h00.
Je suis passé à Wingles au printemps dernier (juste avant de faire mon article sur la Centrale de Vendin). Mon beau frère qui habite Wingles et qui a travaillé à la verrerie m’y a emmené. Il ne m’a pas parlé de ce train et les voies me semblaient en piteux état. Si tu veux m’envoyer une photo de ce train devant la verrerie, je suis sûr que ça lui feari plaisir.
Merci d’avance et merci aussi de ton intérêt pour ce blog.
Dernière publication sur Le lensois normand : C'est fini (pour le tome 1)
Je n’ai pas trouvé d’adresse mail où envoyer mes photos, mais vous pourrez les trouver ici, ainsi que d’autres sur le train de Lens St Elizabeth.
http://www.lrpresse.fr/trains/viewtopic.php?f=5&t=38692&hilit=verrerie
Bonjour,
C’est la SNCF qui est propriétaire des voies et je confirme qu’elles ont étés remise en état. Si vous voulez des photos, contactez moi. Merci.
Sébastien.