Le Lensois Normand

Tome 2

Archive pour la catégorie 'La Mine'

Les rescapés du Chili

Posté : 13 octobre, 2010 @ 8:17 dans Histoire, La Mine, Le Nord | 1 commentaire »

  Ce matin vers 5h10, Florencio Avalos, 31 ans, a été le premier mineur chilien à sortir au cours de l’opération de sauvetage à la mine de San Jose. 32 autres vont suivre ce chemin tracé par la nacelle pour retrouver enfin l’air libre, la famille, la vie ….

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Photo Reuters

  Tous les  »chtis » doivent aujourd’hui avoir une pensée pour tous les mineurs du bassin du Nord-Pas de Calais qui, eux, ne sont jamais revenus du trou. De la catastrophe de Courrières en 1906 à celle de Liévin en 1974, combien de mineurs ont laissé leur vie dans ces galeries qui, pour trop d’entre-eux, sont devenues leur tombeau ?

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Les rescapés de Méricourt revenus à la surface 20 jours après la catastrophe

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Liévin : 27 décembre 1974

Le sport lensois en … 1913

Posté : 7 octobre, 2010 @ 6:33 dans Histoire, La Mine, Lens, RC Lens | 3 commentaires »

  L’un des bienfaits d’Internet est qu’il n’est plus nécessaire de courir partout pour obtenir certains renseignements ou documents. C’est ainsi que la Bibliothèque Nationale de France à créé un site sur lequel on peut consulter et même télécharger gratuitement certains fichiers concernant des documents libres de droit (ainsi aucun risque de recevoir un mail de Monsieur Hadopi !).

  C’est là que j’ai trouvé un journal sportif hebdomadaire de 1913 appelé « La Vie Sportive du Nord et du Pas de Calais ». Voici ci-dessous deux montages d’articles de ce journal qui nous indiquent ce qu’était le sport à Lens à la veille de la première guerre mondiale.

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  Sur ce premier document, nous apprenons que l’un des sports les plus en vogue à cette époque est le Jeu de Balle. Comment ça marche ? Je ne sais pas mais je sais que le club de Lens est l’un des meilleurs de la région. On trouve le résumé d’une victoire à Dour (Province du Hainaut en Belgique) par 13 à 9 grâce à un superbe Vaillant dans les rangs lensois et une défaite contre le rival Lille par 13 à 8. Le journaliste rapporte que 1500 à 2000 spectateurs assistaient à cette rencontre où se jouait la suprématie régionale entre « deux équipes rivales et amies« .

  L’autre sport à la mode : la boxe bien sur ! L’article déplore que le gala qui s’est déroulé au WONDERLAND LENSOIS n’ait attiré que peu de spectateurs « et c’est regrettable dans un pays sportif comme Lens ». Pourtant on y a assisté à cinq combats dont une victoire du lensois Planque et une défaite d’un autre lensois Mellier.

  On apprend aussi dans ces journaux que la Club Sportif de Lens va organiser le Championnat officiel amateur du Pas de Calais. les combats auront lieu dans la salle Durieux, 50 rue de Paris.

   Enfin, le sport qui commence à se développer en ce début de siècle est le football. On peut lire qu’un jeune club, le Racing Club de Lens, va recevoir pour un match amical le grand club régional qu’est l’Olympique Lillois. Le journaliste ajoute :  » C’est un évènement pour Lens car c’est la première fois qu’un grand club du Nord consent à se déplacer dans la région de Lens ».

  On peut aussi découvrir qu’en Championnat de l’Artois, le RCL a battu l’Etoile Sportive d’Arras par 2 buts à 1. Je cite : « La partie fut marquée dès le début par de magnifiques déplacements  de Lens qui arrive à prendre le 1r but après vingt minutes de passes adroites…. Le gardien de l’Etoile a défendu le but avec adresse contre les beaux coups des avants du RCL ». Ah, si on pouvait en dire autant aujourd’hui !!!!!!!

  Ce qui retient aussi l’attention des footballeurs à Lens c’est le Challenge des Mines de Lens organisé par l’Association de Anciens Elèves de l’Ecole Saint Edouard de Lens ». Ce challenge est doté d’un bronze d’art « La Gloire » offert par la Compagnie. La compétition a pour but de défier le clud de l’Association Saint Edouard de Lens. L’engagement est des 3 francs par équipe et les inscriptions doivent être adressées à Monsieur Devriène, 9 rue Séguin à Lens.

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  Sur ce deuxième montage, on apprend que l’Union Sportive de Lens va organiser le « Concours de l’Athlète Complet ». Cette compétition aura lieu sur un terrain aménagé près des marais d’Avion. L’épreuve comporte entre autre une course de 500 mètres, des sauts en longueur et en hauteur avec et sans élan, des développements de barres, des lancers de poids,de disque et de javelot des bras droit puis gauche, du grimper à la corde lisse, des exercices de barres fixes et assimétriques et pour finir, une course de 1500 mètres !

  Sur la photo du journal, on trouve les dirigeants de l’USL : MM. Basin, Président; Lampin et Vitrier, vice-présidents; Bouchez, Secrétaire; Cailliez, Professeur; Baghaert et Tétur, Commissaires.

L’église du 11

Posté : 4 octobre, 2010 @ 6:43 dans Histoire, La Mine, Lens | 7 commentaires »

 C’est ainsi qu’on l’appelait chez nous. Les églises ne portaient pas le nom de leur Saint Patron mais le numéro de leur cité. Ainsi, je me suis marié à l’église du 12, un ami à moi à celle du 4 et j’allais à la messe à la Chapelle du 14.

  Donc, l’église du 11 dite Eglise Saint Pierre à été construite à la fin du 19ème siècle et bénie le 2 septembre 1891. Elle était imposante dans la rue d’Artois de la cité avec ses deux clochers identiques encadrant un porche avancé magnifique.

  La cité étant située sur la ligne de front de la première guerre mondiale, le clocher servit de poste d’observation pour les Allemands. Comme le reste de Lens, l’église Saint Pierre n’était plus qu’une ruine à la fin de la guerre.

  Ceux sont les architectes Cordonnier et Croin qui ont été désignés pour reconstruire l’édifice pratiquement à l’identiqe. Il n’y a plus que deux fenêtres au lieu de trois, une rosace les surmonte et l’horloge a disparu.

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 Mais les affaissements miniers ont eu raison de ce lieu de culte et la décision fut prise de le raser, ce qui fut fait fin 1987. (Date à confirmer car certains ne sont pas d’accord avec celle-ci). Aujourd’hui, le culte est célébré dans une salle de l’ancien patronnage.

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  C’est là que l’on peut voir la statue de Saint Pierre, l’une des rares reliques conservées de l’église (avec quelques pièces de la chaire).

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 Avez vous regardé son pied droit : il n’y a plus de couleur et il est complètement usé ?

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  Voici le pourquoi:

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  Un grand merci à Jean Marie pour les infos et les photos.

  A propos du 11, un autre document envoyé par Michel (qui cherche toujours des renseignements sur le silo des mines) : un plan datant de la construction du chevalet de la fosse 11 :

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 Je dis bien « CHEVALET », n’en déplaise aux puristes. Car regardez bien le titre de ce document émis par la Compagnie des Mines de Lens. Il est bien noté « CHEVALET » et non chevalement. Je n’en démordrai pas !

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Lens en noir et blanc

Posté : 29 septembre, 2010 @ 5:19 dans Histoire, La Mine, Lens | 8 commentaires »

Ces diaporamas ont été réalisés au format « GIF » à l’aide d’un petit logiciel facile à trouver gratuitement sur Internet (pas de risques avec HADOPI). Il s’agit donc d’une succession de photos montées les unes derrières les autres afin de produire cette présentation. Toutes les photos doivent être de même dimension. En cliquant sur un diaporama, vous pouvez aussi le voir seul et en plus grand dans une nouvelle page. 

Certaines photos sont d’origine, d’autres ont été retouchées pour les passer de couleurs en noir et blanc ou recentrées sur ce que je voulais mettre en valeur. Les images ne sont pas classées, c’est volontairement pour démontrer que Lens, c’était la mine, les corons mais mais aussi plein d’autres choses dans un mélange original des genres !

Alors, promenez vous dans le Lens des années 50 à 70 avec cette série de plus de 150 photos: « Lens en noir et blanc ».

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La Naissance de la Compagnie des Mines de Lens (de 1849 à 1879)

Posté : 26 septembre, 2010 @ 6:51 dans Histoire, La Mine, Lens | 7 commentaires »

 En 1879, E. Vuillemin publiait une étude sur le bassin houiller du Pas de Calais. Celle ci nous permet de retracer les premiers pas de la Compagnie des Mines de Lens.

En 1849, après la découverte par M. Mulot d’un gisement de houille à Oignies, Messieurs Casteleyn, Tilloy et Scrive, grands industriels très intéressés par l’exploitation du charbon qui pouvait rapporter gros, entreprirent, le 9 juillet de la même année, un sondage infructueux à Annay.

Voyant que la Compagnie de Vicoignes effectuait un sondage positif à Loos-en-Gohelle, ils en entreprirent un nouveau dans les bois de Lens, à la jonction des Chemins de Grande Communication n° 33 et 43 (qui allaient devenir plus tard les Routes de La Bassée et de Béthune). En décembre 1850, ils y trouvèrent enfin de la houille. C’est à cette période que des actionnaires de la Compagnie de Courrières vinrent rejoindre la société de recherche de Lens.

Mais, ces industriels ne savaient quel parti tirer de cette découverte, n’étant pas du «monde du charbon» et hésitaient à engager dans l’affaire des sommes considérables de leurs deniers personnels.

Il s’adressèrent alors à la Compagnie de Vicoigne qui avait commencé l’exploitation d’une fosse à Noeux (qu’on appelait pas encore Noeux-les-Mines). Celle ci, moyennant une remise sur les actions de Lens, avançait 500 000 francs et fournissait son matériel et son personnel pour creuser la première fosse de Lens.

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Elle fut ouverte en 1852. C’est le Maître-Porion Dumont, de la Compagnie de Vicoigne, qui entreprit les travaux. La houille fut rencontrée à 145 mètres de profondeur. Après quelques difficultés de jeunesse, cette fosse devint très productive. Dès 1854, on y produit 10 000 tonnes de charbon d’excellente qualité (puis 38 000 tonnes en 1855 et 62 000 en 1856).

Plus rien ne s’opposait alors à la création de la Compagnies des Mines de Lens. Elle remboursa les 500 000 francs à la Compagnie de Vicoigne et émis ses propres actions. Elle fut constituée le 12 février 1852 avec un fond social de 3 millions de francs divisé en 3000 actions de 1000 francs.

Les actionnaires sont au nombre de neuf : MM. Casteleyn, Scrive-Labbé, Tilloy, Désiré Scrive, F. Destombes, E. Grimonprez, Deschamps-Crespel, Barrois et Lebas.

Ils firent un premier versement de 300 francs par actions. Les 700 francs restant, pouvant être appelés plus tard, ne furent jamais versé : la Compagnie engageant les nouveaux travaux avec ses fonds propres.

En 1853, un décret donne à la Compagnie une concession de 6031 hectares aux quels on ajouta 208 hectares dix ans plus tard par une extension vers Liévin.

La fosse 1 reçut le nom de M. Casteleyn et fut donc ouverte en 1852. En 1857, on ouvrit une deuxième fosse au lieu-dit du Grand Condé (dont l’exploitation commença en 1859).

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Puis une troisième en 1858 à Liévin. Elle est appelée Saint Amé et commence son exploitation en 1860.

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D’autres vont suivre : la fosse 4, Saint Louis, en 1862,

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la fosse 5 à 800 mètres à l’est de la précédente en 1872 près des marais de Lens.

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En 1860, une fosse creusée sur le territoire d’Eleu-dit-Lauwette fut abandonnée à 20 mètres de profondeur.

En 1873, la Compagnie de Lens racheta celle de Douvrin pour 550 000 francs. Celle ci avait ouvert un puits peu rentable. Des travaux furent entrepris et la fosse devint exploitable. Elle porta le numéro 6.

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A Wingles, en 1874, des sondages furent entrepris,on traouva de la houille à 137 mètres. Cela aboutit à l’exploitation de la fosse 7 avec deux puits distant de 10 mètres l’un de l’autre.

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En 1877, la production de la Compagnie des Mines de Lens étaient de 658 000 tonnes.

En 1855, la Compagnie employait 299 ouvriers, ils étaient 1798 en 1869 et 3713 en 1875 dont 2316 qui travaillaient « au fond ».

Dans un article « Les Mines de Lens » publié par la Revue Scientifique en 1877, on trouve les renseignements suivants : La moyenne du salaires d’un mineur pendant une quinzaine (ils étaient payés deux fois par mois) était de 65 francs.

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Un mineur de fond touchait 5 francs de la journée. On y trouve parmi les salaires payés par la Compagnie, celui des «Enfants» qui était de 1,50 franc par jour (la loi du 9 septembre 1848 avait fixé l’âge minimum d’embauche à 12 ans).

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Les femmes au triage gagnaient 1,50 à 2 francs par jour.

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Notons qu’il a fallu la publication de la loi du 2 novembre 1892 pour interdire le travail des femmes au fond. Cette même loi leur interdisait aussi, ainsi qu’aux enfants, le travail de nuit.

En 1869, la salaire moyen annuel était de 807 francs, en 1876, de 1069 francs et avec une baisse des ventes de charbon en 1878, il redescendit à 821 francs.

Pourtant , la Compagnie des Mines de Lens était riche grâce à un gisement productif. L’action, qui avait été émis à 1000 francs en 1852, en valait déjà 2000 en 1858, 3100 en 1862 et ne cessa de monter pour atteindre, à la Bourse de Lille, les sommes faramineuses de 15 000 francs en janvier 1873, 35 000 en 1875 et jusqu’à 35 300 en décembre de la même année. Ce fut son point record, elle se stabilisa ensuite entre 19 000 et 21 000. Quand même pas mal pour une valeur initiale de 1000 francs (donc seulement 300 avaient été versés, rappelons le).

Le capital de la Compagnie des Mines de Lens qui était de 900 000 francs à sa création atteignait en 1879 la somme de 31 239 000 Francs !

Elle possédait aussi un vaste réseau de chemins de fer reliant ses fosses au réseau des Chemins de Fer du Nord (voir ici: http://lelensoisnormand.unblog.fr/2010/08/06/les-chemins-de-fer-des-mines-de-lens-1/) ainsi qu’un vaste port d’embarquement le long du canal de la Deûle. En 1878, le charbon est expédié à 4,8 % par «voiture», 46% par bateau et 49 % par chemin de fer !

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La ville de Lens n’était pas grande à l’époque (moins de 2500 habitants) et la Compagnie avait besoin d’ouvriers. C’est pour cela que dès les années 1860, elle se mit à bâtir des logements. Comme les puits, les cités reçurent des noms de saints patrons , la Compagnie marquait ainsi son attachement au catholicisme. Les citées étaient d’ailleurs bâties autour d’une église.

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En 1866, la Compagnie possédait 480 maisons, 755 en 1872 et 1383 en 1878.

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Elle créa aussi une Caisse de Secours financée par une cotisation représentant 3% du salaire des mineurs et 1% de la somme des salaires versés par la Compagnie.

La Compagnie se vante aussi d’effectuer d’autres «oeuvres» pour ses ouvriers : création d’écoles religieuses oun communales, construction d’églises, 1% de ses dividendes est réservés aux pensions données aux veuves d’ouvriers tués en service, chaque enfant reçoit 10 francs le jour de sa communion !

Le « 3 de Lens » à Liévin fut doté de la première église, Saint Amé. Assez vaste pour desservir une population de 3000 habitants, elle coûta 100 000.

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 Conjointement, une école tenu par des religieux a été bâtie au coeur de cette cité. Sa construction revint à 118 000 francs.

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Déjà en 1879, la Compagnie des Mines de Lens était la plus prospère de tout le bassin houiller. le gisement comprend 28 couches de houille facilement exploitable. C’est là une richesse exceptionnelle pour les actionnaires mais pas pour les mineurs !

Dès 1867, année de parution de la loi sur le droit de grève (très encadré tout de même), les mineurs lensois utilisèrent ce moyen pour se faire entendre. Mais longue fut la lutte, elle se terminera plus de 100 ans plus tard !

La concession en 1879 :

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Toujours sur les Chemins de Fer des Mines de Lens

Posté : 26 août, 2010 @ 9:32 dans Histoire, La Mine, Lens | Pas de commentaires »

  Suite aux articles sur ce sujet, plusieurs internautes m’ont envoyé divers documents que j’aimerai vous faire partager.

  Il y a d’abord ce train en gare de Pont A Vendin :

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Cet autre devant le dépôt de la fosse 1 de Lens :

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 Ce mécanicien et son chauffeur devant leur locomotive, toujkours à la fosse 1 (Merci à Bernard pour cette photo de son père).

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  Et enfin, ce wagon de marchandises marqué « Mines de Lens » qui doit dater de la fin du 19ème siècle :

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  Merci à ces internautes et continuez à m’envoyer des documents afin qu’on puisse les faire partager à tous.

Précisions sur « La ferme des Mines de Lens »

Posté : 12 août, 2010 @ 9:37 dans Histoire, La Mine, Lens | 2 commentaires »

  Suite aux recherches demandées par Michel concernant le silo de la ferme des mines de Lens du Bois Rigault, j’ai trouvé un article sur un livret appelé « Métamorphoses » : Déconstruction, reconstruction, regard sur le patrimoine urbain lensois à travers les archives » publié par le service des archives municipales de Lens à l’occasion de l’exposition présentée au Colisée du 9 au 29 juin dernier.

  En page 57, on peut lire : (je cite) « Le domaine foncier de la Compagnie des Mines de Lens englobait jusqu’à la nationalisation des Houillères plusieurs centaines d’hectares de terres ….. En 1914, la Compagnie possédait 851 hectares de terres labourables…. Cet ensemble était composé de 5 centres d’exploitation : la ferme du Bois-Rigault à Vendin avec une petite annexe à Loos-en-Gohelle, la ferme de la Perche à Lens (près de la rue du Pôle Nord), la ferme de la Marlière à Meurchin et UN CENTRE D’APPROVISIONNEMENT ET DE STOCKAGE A VENDIN …. Après la nationalisation (1946), une partie du domaine des Mines de Lens fut reprise par la Société Agrilens, culture et commerce des céréales). »

  C’est donc bien ce centre que recherchait notre ami Michel. Son exploitation a t’il cessé dès 1946 ?  Je n’ai rien trouvé du côté d’Agrilens. A suivre !!!!

  Et les Mines de Lens ne possédaient donc pas une seule ferme mais trois.

 

La fin d’un géant

Posté : 9 août, 2010 @ 7:53 dans Histoire, La Mine, Lens | 2 commentaires »

   Sur le territoire de la ville de Lens, il ne reste plus un seul chevalet debout. Je dis bien « chevalet » et non « chevalement » n’en déplaise aux puristes car c’est bien ce terme qui était utilisé dans les corons.

  Les chevalets encore debout les plus proches se situent à Loos-en-Gohelle (fosse 11-19) et à Liévin (fosses 1 bis de Liévin et 3 de Lens à Saint Amé).

  Celui-ci avait environ 50 ans lorsqu’il a été abattu (il avait été reconstruit dans les années 20 après avoir été détruit par les Allemands en 14-18). C’était celui de notre cité : la fosse 14. Il est tombé en 1974. Merci à Maurice Dhédin de m’avoir fait parvenir ces documents qui drainent tout de même avec eux un brin de nostalgie.

  La fosse 14 après sa fermeture :

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   L’agonie du géant :

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Les Chemins de Fer des Mines de Lens (1)

Posté : 6 août, 2010 @ 6:31 dans Histoire, La Mine, Lens | 4 commentaires »

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Médaille en l’honneur d’Emile Vuillemin

Dans le rapport sur « Le Bassin Houiller du Pas de Calais », d’Emile Vuillemin ( Ingénieur aux Mines d’Aniche) au début du XXème siècle, on peut lire : « La Compagnie de Lens, songea, dès l’adoption du tracé de la ligne des houillères, à y relier ses fosses par un embranchement. Un décret du 9 mai 1860 autorisa la construction de cet embranchement, non seulement jusqu’à la gare de Lens mais encore jusqu’au canal de la Haute-Deule (vers Loison). Cette voie vers le canal partant de la fosse 2 coupait la Route de Lille à hauteur de l’embranchement vers Loison.

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 Un deuxième décret du 10 juillet 1862 autorise la construction de la ligne jusqu’à la fosse 3 de Lens à Liévin (par les fosses 9 et 9 bis).

Une partie des installations ferroviaires du 9 :

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 De la fosse 9, la voie ferrée rejoignait la « Gare du Nord » par un pont attenant au Pont Césarine :

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 C’est le 3 janvier 1875 qu’un nouveau décret autorise la construction d’une ligne de 8 kilomètres partant de la Fosse Saint Elisabeth pour relier Violaines (sur la ligne de Lille à Béthune des Chemins de fer du Nord) par la fosse 2, Vendin, Wingles et Douvrin.

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 115 ans plus tard, par un décret en date du 1er août 1990, toutes ces lignes de chemins de fer seront incorporées au réseau ferré national géré par la SNCF.

A la fin des années 1800, la Compagnie possède 43 kilomètres de voies ferrées exploitées par 8 locomotives, plus de 300 wagons mais aussi 3 voitures spéciales pouvant contenir chacune 60 voyageurs.

Une partie de l’activité ferroviaire de la fosse 1 avant la 1ère guerre :

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 Sur la carte de Lens en 1957 ci-dessous figurent en vert, les lignes des Chemins de Fer des Mines de Lens exploitées uniquement pour le transport des marchandises et en bleu, la ligne Lens-Violaines où circulait aussi des trains de voyageurs.

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 Près de la fosse 1 et du Stade Bollaert, se trouvaient le dépôt des locomotives et un atelier d’entretien et de réparation.

L’atelier des Mines avant la guerre 14-18 :

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 Le dépôt et l’ensemble ferroviaire des Mines après la 1ère guerre avec à droite la Route de Béthune et à gauche le Stade Bollaert :

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Les Chemins de Fer des Mines de Lens (2)

Posté : 6 août, 2010 @ 6:31 dans Histoire, La Mine, Lens | 1 commentaire »

 Une autre ligne empruntait en partie le territoire de Lens : Elle partait de la fosse 11, puis par les fosses 12 et 14 rejoignait la fosse 8 et le triage de Vendin.

Au pied des terrils de la fosse 11 l’origine de cette ligne :

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 Sur cette photo de la Route de Béthune, on distingue à gauche le pont de chemin de fer :

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 Les installations ferroviaires de la fosse 12 :

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 En bas de  cette photo de la fosse 14, le tracé de la voie se rendant vers Vendin :

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 Cette ligne était reliée à celle des Chemins de Fer du Nord (puis ensuite à la SNCF après la nationalisation des compagnies de Chemins de fer) par la triage de Vendin

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 C’est cette voie ferrée que l’on voyait de notre maison de la rue Lamennais à la fosse 14. On y voyait circuler ces grands convois de charbon conduits par les grosses locomotives diesel de couleur orange :

ligne118locoorange.jpg

  Parfois, le conducteur habitant le quartier ou ayant de la famille dans la cité faisait fonctionner son sifflet pour les saluer.

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