Le Lensois Normand

Tome 2

Merci La Voix Du Nord

Classé dans : Le Nord,Lens — 27 juillet, 2010 @ 6:34

    En tete de la page sur Lens de « La Voix du Nord » du lundi 26 juillet, cet article :

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    De nouveau, ce journal me consacre un petit article. Ca fait toujours plaisir de voir son travail reconnu.

    Merci dons à  « S.R. » d’avoir écrit ce billet très sympa et au journal pour l’avoir publier. Depuis hier, le nombre de connections-jour est passé de 25 à 60 environ.  Et n’oubliez pas, si vous trouvez des renseignements sur la boisson Riviera et son rapport avec Lens de me le signaler.

   Un autre merci aussi à Maurice DHEDIN, Conseiller Municipal délégué, pour la promo de ce blog qu’il n’hésite pas à faire autour de lui et pour les documents et photos qu’il m’a fait parvenir dont celle -ci qui doit dater du début des années 60 :

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Appel à vos souvenirs

Classé dans : Histoire,Lens — 22 juillet, 2010 @ 6:32

  Je viens de trouver sur Internet une publicité pour les boissons RIVIERA , « la limonade des sportifs » dit cette pub. Ce document a été imprimé à Lille et on y voit une inscription : » Téléphone LENS 3-35″ !

 Comme je n’ai jamais entendu parler de cette boisson, je me pose la question : »Etait elle fabriquée à Lens ou est seulement le numéro du fournisseur local ? »

 Quelqu’un peut il répondre à cette question ? Voici cette réclame de l’époque, je pense que le support est un buvard comme cela se faisait beaucoup à l’époque :

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Un document sur Lens

Classé dans : Histoire,Lens — 23 juin, 2010 @ 8:28

   Je viens d’acquérir sur le site de vente aux enchères DELCAMPE le plan  Blay de Lens datant de 1956. C’est une incroyable mine d’or qui servira à illustrer quelques prochains articles.

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  Le plan proprement dit situe la ville à cette époque : les cités s’appellent encore « Saint Pierre, Saint Emile ou Saint Laurent. On y découvre les emplacements des cités aujourd’hui disparues comme les cités des 40, Chouart ou Hollandaise. L’emplacement exact des puits et des voies ferrées du chemin de fer des Mines y sont répertoriés. Les écoles s’appellent encore « Ecole des Garçons », « Ecole des Filles » ou « Ecole Enfantine ». Sur le Boulevard Basly, il y a toujours les écoles Campan et Condorcet car le lycée n’est toujours pas construit. Certaines rues portent encore leur ancien nom : la Rue du Bois, la rue du Pôle Nord… Et il y a encore beaucoup d’espaces blancs, signes que l’urbanisation de la ville est encore loin d’être à son apogée.

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  On y trouve aussi quelques renseignements sur la ville, ses monuments, son historique ainsi que quelques publicités d’alors qui rappelleront des souvenirs aux plus anciens. et qui pourront faire l’objet d’un prochain article.

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Les loubards n’ont même pas d’honneur !

Classé dans : Coup de gueule — 22 juin, 2010 @ 6:30

  Enfin, c’est fini ! Cette mascarade jouée par 23 énergumènes dénués de neurones dirigés par un imbécile vantard entourés de lèches-cul s’est enfin terminée aujourd’hui vers 17h45.

Je n’ai pas vu le match et n’avais nullement l’occasion de le regarder. Il paraît que celui qu’on veut présenté comme le plus gentil de la bande de vauriens s’est fait expulsé. Un signe : ça prouve qu’il ne vaut pas mieux que les autres !

Finir sur un nouvel exploit de ce type infâme qui, soit disant, les entraînait: refuser de serrer la main de son adversaire ! Salaud !

Même pas capables de battre l’Afrique du Sud : ces loubards ont tout perdu, même l’honneur. Tout, non : ils toucherons quand même une petite commission de 300 000 euros chacun venant des contrats publicitaires. (parait t’il qu’il la refuse dit on dans la presse, mais est ce vrai ?)

Et eux ne manifesteront pas jeudi pour la défense des retraites : ils l’ont d’office dès aujourd’hui !

Le football professionnel français est mort. Et il est mort pour longtemps.

Escalettes ne veut pas partir. Il réunira les dirigeants de la FFF « en juillet », dit il ! Pas le feu ! D’ici là, il y a encore quelques voyages et quelques gueuletons à faire aux frais de la princesse !

Remarquez, il a raison : Woerth ne veut pas partir non plus malgré les magouilles de sa femme, Hortefeux ne veut pas partir malgré ses propos racistes, Estrosi ne veut pas partir non plus malgré l’appartement de fonction qui héberge sa fille, Yade ne vaut pas partir non plus malgré ses nuits d’hôtel à plus de 600 euros, Bachelot ne veut pas partir malgré les millions d’euros qu’elle a fait dépensé par l’Etat dans sa gestion de la Grippe A, Mitterand ne veut pas partir non plus malgré ses parties de jambe en l’air, Blanc ne veut pas partir malgré ses cirages à 12 000 euros, etc … et sans oublier le chef de toute cette bande qui n’a pas non plus les cuisses très propres dans plusieurs affaires (attentat de Karachi entre-autre).

« L’équipe de France, c’est comme la France » disait l’un des commentaires du précédent article !

Il n’y a rien d’autre à ajouter !

QUELLE TRISTESSE !

Classé dans : Coup de gueule — 20 juin, 2010 @ 9:13

 Au début, on en rit. Les Français ont maintenant l’habitude de se moquer de leurs concitoyens lorsque la roue ne tourne pas dans la bon sens pour eux.

J’en ai rit aussi des « déboires » de l’équipe de France de Football ! On en même largement plaisanté avec les copains !

Mais là, le spectacle est pitoyable ! Comment en sont ils arrivés là ? C’est affreux et indigne de personnes sensées représenter leur nation face au monde entier !

Les seuls adjectifs qui peuvent aujourd’hui coller à cette groupe (on ne peut plus parler d’équipe car dans le mot « Equipe », il y a la notion d’équipier, de camaraderie) et à toutes les sangsues qui l’entourent sont :

tricherie, pognon, mensonge, magouille ,irrespect, traitrise et tristesse

TRICHERIE : N’oublions pas que c’est grâce à une tricherie de T. Henry que ces loubards ont obtenu le droit de passer 3 semaines de vacances en Afrique du Sud ! Et ce même joueur se permet d’aller réclamer à l’arbitre du match contre l’Uruguay un pénalty pour une soit-disante faute de main inexistante.

POGNON : Là est certainement le nœud du problème ! Ces jeunes loubards dont la plus part sont issus des banlieues ont eu trop vite l’argent trop facile ! Du fric plein les poches, de belles gonzesses, de belles voitures , des hôtels luxueux, etc … Vraiment, le foot français vit largement au dessus de ses moyens et ça leur fait péter les plombs ! Car leur cervelle n’a pas évolué au même rythme !

POGNON (Bis) : L’exclusion d’Anelka : il faut à tout prix chercher un coupable, un mec que l’on peut offrir à la vindic populaire ! Ce sera celui là. On a l’habitude, après Ginola, Cantona, voilà Anelka ! N’empêche que, pour l’instant, il n’est toujours pas pénalisé financièrement et conserve entre-autre, les 380 000 euros de sa part sur les contrats publicitaires.

MENSONGE : Lorsque le Président de la FF dit que l’hôtel à 600 €uros le nuit des français est payé par la FIFA, c’est faux ! La FIFA donne à toute les fédérations présentes une prime d’1 million d’ €uros et chaque fédé en fait ce qu’elle veut. Certaines ont décidé d’en conserver une grand partie pour venir en aide aux petits clubs de leur pays, le FF en a décidé autrement : les loups ne se mangent pas entre-eux !

MAGOUILLE et pourrait on ajouter RECUPERATION. Escalette, Le Gret, les dirigeants de la FFF, mais aussi Bachelot, Yade et maintenant le p’tit Sarko veulent à tout prix récupérer cette « affaire » pour leurs besoins personnels : essayer de faire croire qu’eux sont intègres et sont outrés par l’attitude du joueur fautif qu’il faut à tout prix exclure car il ne représente pas leur pays ! Sarko va t’il aller jusqu’à le passer au Karcher (ou l’inviter au Fouquet’s) ?

IRRESPECT : C’est peut être là le plus grave. Cette bande de jeunes imbéciles mal élevés n’a aucun respect. On met beaucoup sur le dos de Domenech qui a la plus grande part de responsabilité sur ce qui arrive, mais dans ce domaine, ceux qu’on appelait encore des joueurs il y a encore quelques jours sont 100% fautifs. Irrespect du maillot qu’ils portent, irrespect de la nation qu’ils représentent, irrespect des gens qui ont espéré en eux. Il n’a qu’à les voir lorsqu’ils marchent en groupe : pas un regard pour la foule, pas un sourire, pas un bonjour, rien d’autre que leurs casques à musique sur les oreilles ! Vous souvenez vous de ce gamin à Tignes qui, après vu passer devant lui toute la délégation chialait sans retenue car aucun joueur n’a dénié jeter un œil vers son carnet d’autographes qui restera à jamais vide ?

Mais irrespect de la part aussi de Domenech. N’a t’ il pas avoué lors de sa dernière conférence de presse que la phrase qu’il a le plus utilisé face aux journalistes a été : « Je m’en fous ! ». ? Il s’est foutu de tout, de vous, de nous. Et maintenant il va partir dans une retraite dorée où il va profité du pognon qu’il a amassé sans un regard pour le mal qu’il a fait au football français ! Mais ce type n’y serait pas arrivé sans le soutien total de gens comme Escalette ou comme les pseudos journalistes de TF1 qui, tout en faisant semblant de le critiquer, l’ont soutenu jusqu’au bout : pognon du sponsoring oblige !

TRAITRISE : Et maintenant, on parle de traitrise. Il y aurait un traite dans le groupe ! Mais qui croire ? Ce dernier épisode de la minable époque Domenech n’est il pas savamment orchestré pour trouver enfin le bouc émissaire sur qui le peuple de France pourra se jeter pour le rouer de coup et pourquoi pas, l’emmener à la guillotine ? Ce ne serait pas la première fois qu’on nous roule dans la farine avec cette équipe !

De toute manière, d’ici peu, on n’en apprendra d’autre. Ce matin, I télé annonce que Ribéry et Gourcuff se sont transformés en boxeurs. Que va t’ on encore savoir bientôt ?

TRISTESSE : Finalement, toute ces histoires sont à l’image du pays dans lequel on vit. Un ami titrait sur son blog dès la semaine dernière : « La France à l’équipe qu’elle mérite ». C’est vrai, mais je nuance : pas tous les Français.

Quand je pense à l’image qu’ils donnent aux jeunes enfants, quand je pense aux gamins qui étaient fiers et contents d’échanger la vignette de Untel contre celle d ‘Untel, je suis triste.

Celui qui succédera à Domenech aura du boulot. D’abord virer ces 23 là et ceux qui les entourent car ils sont tous gangrénés. Et contre la gangrène, il n’y a qu’une solution : l’amputation.

Et tout reconstruire : bâtir un groupe, une équipe et reconquérir l’amour des Français ! Mais comme Escalette a déjà dit qu’il ne démissionnera pas, je crains que ce ne soit pas possible avant un bon moment !

Peut être quand des lensois seront de nouveau sélectionnés !

La liberté du blogeur en danger

Classé dans : Coup de gueule — 13 juin, 2010 @ 10:41

Amis blogeurs et lecteurs, j’ai vu cet article ce matin sur le site d’un hébergeur de blog :

« Chers blogueurs,

Il y a quelques jours, Jean-Louis Masson (Sénateur UMP de Lorraine) a déposé une proposition de loi visant à imposer à tous les blogueurs de ne plus écrire sous un pseudo mais sous son vrai nom, avec une obligation d’afficher ses coordonnées. Une « solution » abusive, qui ne repose sur aucune donnée concrète ni aucune étude, face à un problème qui s’attaque encore une fois à la liberté d’expression sur Internet.

 Une pétition initiée par les principaux acteurs de la blogosphère (Wikio, Mozilla, OverBlog, Blogspirit, Canalblog, la Quadrature du Net, Reporters Sans Frontières et TypePad) a été lancée et peut être signée par tous chez Wikio.

 Nous vous invitons à lire notre lettre ouverte et cet appel (pétition) pour la défense du droit à l’anonymat sur Internet, afin de mieux comprendre cette situation et notre réaction. Merci à tous ceux qui souhaiteront y prendre part pour défendre ce droit qui est le votre !  »

 ATTENTION, CET HOMME EST DANGEREUX POUR LA DEMOCRATIE ET LA LIBERTE.

 En plus, il n’y connait rien et a été ridicule dans une émission de RMC :

http://www.dailymotion.com/video/xdj1an

 

Un cadeau qui fait plaisir

Classé dans : Lens — 5 juin, 2010 @ 8:15

  J’ai reçu de la part de Monsieur Guy Delcourt, Député-Maire de Lens ce petit cadeau avec une carte de félicitations pour « l’ensemble de mes blogs ».

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  Je ne fais pas ce blog pour la notoriété mais pour transmettre aux générations futures des informations sur la vie telle que nous l’avons vécue et sur ce que nous savons encore du passé de notre patrimoine et de nos aieuls. Mais être reconnu par le Premier Magistrat de la Ville de Lens  est quand même quelque chose qui marque et qui donne à ces articles une certaine importance.

 Cette reconnaissance n’aurait pu avoir lieu sans les nombreuses personnes de la famille et d’ailleurs qui m’aident et m’aideront toujours dans mes recherches et sans tous ceux qui, par leurs commentaires, apportent leur pierre à l’édifice. Je remercie aussi les services des archives et de documentation de la Ville de Lens qui ont toujours répondu présent à mes demandes.

  Près de 35 000 connections à ce jour sur les deux blogs : ça  prouve que beaucoup de personnes s’intéressent à la vie de LENS, et pas seulement pour son équipe de foot. 

  Merci Monsieur Delcourt. Je solliciterai encore vos services car il y a encore beaucoup à raconter sur Lens et sur tout le Pays Minier, leur passé, leur présent et leur avenir …

Un journal de légende : « Narodowiec »

Classé dans : Histoire,La Mine,Le Nord,Lens — 3 juin, 2010 @ 8:29

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    Enfant dans les corons de Lens, mes copains s’appelaient Folet, Lambert, Gilles ou Buziaux mais aussi Michalak, Budchinski, Levandowski, Stakoviak ou Chaikowski. Lens et le bassin minier ont toujours été une terre d’accueil pour les étrangers. Je ne parle pas des Espagnol ou des Prussiens, venus chez nous pour y faire la guerre mais les premiers vrais « immigrés » étaient polonais.

  Venus dès la fin du 19ème siècle et surtout après la Première Guerre, les Polonais, courageux et travailleurs, s’intégrèrent rapidement à la communauté minière.

  Certes, ils avaient leur pratiques, leurs églises, leurs commerces, leurs musiques (le plus célèbre d’entre-eux, Stephan Kubiak voir ici l’article sur lui : http://chti76.unblog.fr/2008/10/21/lensois-celebre-stephan-kubiac/, leur cuisine (j’adore les metka)…. mais tout cela, il le partagèrent rapidement avec les lensois au point de se confondre rapidement dans la société et d’y devenir indispensables. Si l’histoire de Lens est celle qu’on nous narre aujourd’hui, c’est aussi parce qu’elle a été faite avec les Polonais, et ce pas seulement pour la gloire du RCL (rappelez vous entre autre, Placzek, Budzinski, Biéganski, Sowinski, Kosso, Théo puis plus tard les frères Lech, Krawczyk, etc ..).

  La communauté (je n’aime pas trop ce mot qui sent le renfermé alors que c’étaient des gens très ouverts) polonaise avait aussi SON journal : Narodowiec, ce journal imprimé à Lens est une véritable légende, un incroyable quotidien en langue polonaise qui était lu chaque jour par près de 60 000 abonnés ! C’était le second quotidien du bassin minier derrière La Voix du Nord. Il avait des abonnés aussi à l’étranger (Belgique, Hollande, Angleterre et même USA).

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Photo parue dans « La Voix du Nord » à l’occasion du centenaire du journal

  Dans ses années de gloire, Narodowiec proposait jusque 32 pages écrites par une véritable équipe de journalistes passionnés de leur nation d’origine. On pouvait y lire des nouvelles de tout le nord de la France, de Paris, de la France entière, du Benelux ; et puis aussi toutes les rubriques d’un quotidien « normal » : politiques, sociales, financières, agricoles, médicales, culturelles.. Il y avait aussi le courrier des nombreux lecteurs, un feuilleton et des BD.

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Style de bande déssinée du journal

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On y trouvait même les aventures du Professeur Nimbus qui faisaient aussi notre bonheur à nous dans La Voix du Nord.

    C’est dans la rue Émile Zola qu’étaient installées les presses rotatives: 80 salariés y travaillaient pendant six jours et six nuits pour boucler à temps le journal distribué par 200 colporteurs dans les années d’après-guerre ! Dès six heures du matin, les bureaux de la rédaction ouvraient, à 14 heures, le journal était déposé en gare de Lens et d’Arras tandis que dans les corons les plus proches, les mineurs polonais trouvaient le Narodowiec daté du lendemain !

Le créateur du journal : Michal Kwiatkowski.

   Journaliste au début du XXe siècle dans la partie de la Pologne occupée par la Prusse ; Nationaliste convaincu, résistant. Il fut emprisonné pour ses écrits échappa à plusieurs tentatives d’assassinat.

   Le 2 octobre 1909, il crée et fait paraître le premier numéro de Narodowiec à Herne, en Westphalie. Il deviendra, ainsi que son épouse, député de la diète polonaise.

1924 : Les polonais viennent par milliers chercher du travail dans les mines. Narodowiec émigre en France et s’installe à Lens en 1926. Une aubaine pour ces familles qui ne parlent pas un mot de français Il arrive déjà à 36 000 lecteurs.

  En 1940, Narodowiec appelle à la constitution d’une armée polonaise en France de 100 000 hommes. A l’arrivée des Allemands en Artois, le journal disparaît. Il ne reparaîtra qu’à la Libération. Michal Kwiatkowski est devenu vice-président de l’assemblée nationale polonaise en exil à Londres : le journal est maintenant anticommuniste, contre le pouvoir qui s’est installé à Varsovie.

Dans les années 50, près de 60 000 exemplaires sont vendus par jour

   En 1966, Michal décède et c’est son fils Michel qui reprend le journal aidé de son épouse, Eliana.
  En 1989, cette formidable aventure de presse prend fin : de 57  000 lecteurs dans les années 50, Narodowiec n’en avait plus que 6 000 trente ans plus tard. Il faut dire que la conjoncture était devenue mauvaise : les puits de mines fermés, la vie devenait plus difficile pour les retraités et, surtout, les jeunes générations de la Polonia ne parlaient de moins en moins la langue d’origine. L’Avenir de l’Artois crée alors sa page mensuelle de la communauté franco-polonaise, « Nowa Polska », une façon de perpétuer l’esprit du quotidien.

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  Le 2 octobre 2009 en l’église du Millénium, Route de Béthune à Lens, une grande exposition a eu lieu pour commémorer les 100 ans de la première parution de Narodowiec.

Grossouvre en 1949

Classé dans : Famille,Histoire,Lens — 2 juin, 2010 @ 5:57

De la part de mon « grand frère » Roland :

    « J’ETAIS MONITEUR A GROSSOUVRE EN 1949 ET J’AI LU AVEC  BEAUCOUP D’INTERET TON SUJET SUR LE CHATEAU ET LES COLONIES DE VACANCES DE LA VILLE DE LENS.
    SUR LA PHOTO VOUS RECONNAITREZ SUREMENT AU CENTRE DE « L’ETAT MAJOR » : M.BOUCRY, LE DIRECTEUR, A SA DROITE, M.VERMERSCH (JE CROIS)PUIS MOI-MEME (J’EN SUIS SUR), A SA GAUCHE, M. SAINTAUBERT (CLAUDINE POURRA  CONFIMER) »

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  Merci Roland de ton intérêt pour ce blog et pour cette photo qui montre donc la toute première colonie lensoise à Grossouvre. Et il s’agit donc bien là du « fameux » Monsieur Saintauber ou Saintober, l’auteur des chansons sur la colonie.

Les colonies de Grossouvre

Classé dans : Histoire,Lens — 31 mai, 2010 @ 9:50

Dans un petit village du Cher appelé Grossouvre à 460 kilomètres de Lens, « entre Nevers et Bourges, et pas loin de Vierzon » comme le disait la chanson des colons, se trouvait un château appartenant à la ville de Lens. A partir de 1949, cette propriété devint une colonie de vacances pour des milliers de jeunes lensois et lensoises.

Le Château :

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Situé dans un domaine de 28 hectares et ancienne dépendance des Bourbons, il fut bâti du XIIème au XVème siècle en pierre de taille et meulières. La tour conique date du début de la construction, le reste du château comprend trois corps disposés en quadrilatère autour d’une cour centrale. Le domaine est entouré des forêts d’Apremont, de Neuvy et de Grossouvre.

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L’immense domaine de 28 hectares

Le château fut cédé au Chevalier GRIVEL par Louis le Bon en 1365. On retrouve trace ensuite de l’histoire du château en 1785 quand une mauvaise gestion obligea le Marquis d’OUROUER à vendre son château à François DURAND, Maître de forges. Puis ce fut le Comte AGUADO qui en devint le propriétaire vers 1800 avant qu’il ne passe entre les mains du Marquis de BASTARD dans le courant du XIXème siècle.

Nouveau changement de propriétaire en 1934 puisque Messieurs Paul CANART et FOURNIER achetèrent le domaine. Ce sont eux qui le revendirent à la Ville de Lens en 1948.

La propriété de la Ville de Lens :

C’est sur proposition de Monsieur le Maire (Ernest Schaffner), au cours de la réunion du Conseil Municipal du 20 septembre 1948 que la décision d’acheter ce château est prise : « estimant que la campagne est préférable à la mer pour les séjours d’enfants et que le changement complet de climat garanti par l’éloignement ne peut être que profitable à nos petits … ».

A l’époque, le château comprend 14 pièces au rez-de-chaussée, de nombreuses chambres dans les deux étages, une chapelle, deux salles de bain et quatre lavabos « à eau courante » précise le descriptif.

Dès 1950, considérant que le château seul ne pouvait accueillir les nombreux colons attendus, la municipalité décida de construire des dortoirs modernes et de transformer les communs pour y installer les services généraux. Ce projet fut accepté lors du Conseil Municipal du 30 mars 1950 et approuvé par le ministre de l’Education Nationale le 5 février 1951 qui alloua une subvention de 11 millions et demi.

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La colonie :

Dès 1949, 262 enfants lensois partirent en vacances au château de Grossouvre pour un séjour de 3 semaines. Pendant les 32 années suivantes, de nombreux autres lensois y passèrent d’agréables vacances au rythme de 450 à 500 par an.

La propriété fut aménagée d’année en année avec la création d’un grand parc de jeux avec terrain de football, la construction de quatre bâtiments servant de dortoirs pour les colons, d’un édifice regroupant administration, douches, cantines et infirmerie puis un peu plus tard d’une piscine en plein air.

Un journaliste rapporte en 1959 : « C’est au château de Grossouvre que chaque année, 500 à 550 jeunes lensois vont s’ébattre trois semaines durant dans un site merveilleux de verdure.

A l’orée du bois, une pancarte indique :  »Colonie de vacances de la ville de Lens ». Une allée nous conduit au château. A ce moment des groupes de jeunes colons qui rentrent de promenade avec leur moniteur nous narguent en chantant : « 500 kilomètres à pied, ça use, ça use…. ». Bientôt tous les petits lensois se trouvent réunis en rangs pour nous souhaiter la bienvenue par des chants. Nous admirons leur bel ensemble : short bleu, chemisette jaune. » (NB : Ce sont les couleurs de la Ville de Lens).

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Dans les années 60, un autre journaliste nordiste se rend à Grossouvre. Voici quelques extraits de son article : 

« Pendant leur séjour à la colonie, les enfants … habitent dans quatre bâtiments neufs contenant les dortoirs. Les chambres, bien disposées et largement aérées sont séparées des installations sanitaires par un couloir discrètement éclairé la nuit. Ces dortoirs offrent aux enfants un réel bien-être dont beaucoup d’entre-eux, malheureusement, ne disposent pas chez eux. A l’entrée du domaine, les communs servent surtout à l’élevage des bêtes. Celles ci constituent une bonne réserve et ont l’avantage de consommer les déchets de cuisine.

Le Directeur de la colonie est responsable de la bonne marche de l’établissement. Il est tout à la fois économe, surveillent général, professeur d’éducation physique et de natation. Il est secondé par deux sous-directeurs chargés l’un de la discipline, l’autre de l’éducation physique.

Chaque journée se passe avec le dérouillage matinal suivi du petit déjeuner, la toilette, les chants et les sports. Le déjeuner est suivi d’une sieste obligatoire. Les activités de plein air tiennent la plus grande part dans l’emploi du temps. L’après midi est consacrée aux activités principales laissées à l’initiative des moniteurs ou monitrices (jeux d’initiation sportive, jeu de piste, natation, pêche, promenade en groupe). En cas de pluie, les enfants peuvent se livrer à des travaux manuels. Le soir, la veillée est constituée de séances de cinéma ou récréatives avec chants et danses folkloriques.

A 21 heures, tout le petit monde rejoint les dortoirs … 

Le Berry est une région propice aux séjours de vacances : l’air y est pur et le soleil plus chaud que chez nous. Quel est le petit colon qui n’est pas rentré grossi ? Il est vrai que la nourriture y est saine et abondante. La gymnastique et les sports contribuent à développer physiquement les enfants. L’esprit de camaraderie se développe… Même la discipline est source de profit… Le moniteur est à la fois éducateur et animateur. De ce fait, les sanctions corporelles sont interdites.

La colonie de Grossouvre est une remarquable entreprise : son importance est appelée à croître chaque année.

La fête de clôture a lieu chaque année à la fin des vacances en la salle de l’Apollo à Lens. »

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Mes souvenirs :

Pour ma part, je suis allé 6 fois comme colon à Grossouvre de 1958 à 1964 environ. Je ne me souviens plus des « uniformes jaunes et bleus ». Peut être que cette tenue n’était utilisées que pour les grandes occasions ? Les groupes étaient composés d’une dizaine d’enfants classés par âge. A mon époque, ils étaient appelés simplement par une lettre et un chiffre, par exemple les A1 pour les plus âgés.

Pour le sport, nous disposions d’une aire de jeux, d’un terrain de football qu’il fallait rejoindre en traversant la forêt et d’une piscine en plein air devant les dortoirs.

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Dans le programme de la journée relaté par le journaliste ci-dessus, il faut ajouter au moins une fois par semaine le courrier obligatoire aux parents. Les moniteurs étant chargés de vérifier ce qui était écrit, pas seulement pour corriger les fautes d’orthographe, je présume.

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Il y avait aussi la traditionnelle sortie à l’église de Grossouvre le dimanche pour ceux dont les parents avaient inscrits leurs enfants à la messe et la visite le dernier jour dans l’un des rares magasins du village pour ramener un précieux souvenir de notre séjour. Le commerçant été réglé par notre moniteur à qui nous remettions notre cagnotte au début de la session.

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Un groupe au début des années 60. Cherchez bien sous les casquettes si vous reconnaissez quelqu’un

Les chants :

A mon époque, le chant, c’était en fin d’après midi, juste avant le repas du soir. Plusieurs groupes du même age se retrouvaient assis sur les marches devant le château, face au petit bassin rond.

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Et là, on apprenait des chansons traditionnelles (Dans la forêt lointaine, Dedans ma chaumière, Nous marchons dans la nuit profonde..). Souvent il fallait chanter « en canon », c’est à dire qu’une partie chantait un couplet en même temps que l’autre chantait le refrain.

Il y avait aussi les chansons « Spéciales Grossouvre ». J’ai fait travailler la mémoire de ma grande soeur Claudine pour en retrouver les textes, Elle n’en a pas dormi de la nuit, la pauvre mais elle en a retrouvé la plus grande partie.

La Colonie :

En colonie de vacances,les petits lensois

Partent plein d’espérance

On comprend pourquoi

C’est le château de Grossouvre

Qui les a conquis

Refrain :

Le coeur plein d’espoir et la chanson toujours aux lèvres

Ils s’en vont joyeux vers le beau pays du Berry

2ème couplet :

A l’arrivée quel délire, quel débordement

Ce ne sont que cris,

que rires, moments affolants

C’est le château de Grossouvre

qui les a conquis

La natation :

1 et 2, 3, 4

1 et 2, 3, 4

Nous aimons bien la natation

C’est un sport idéal pour colons

Nous voulons savoir nager

Brasser, Crawler et plonger

Et nous y réussirons

Avant la fin de la saison

Nous revenons d’Grossouvre

Nous revenons d’Grossouvre,

 Village bérrichon

Entre Nevers et Bourges

Et pas loin de Vierzon

Et nous rapportons

Dans nos pays miniers

Un peu du vieil accent

Du pays nivernois

Nous avons pendant 20 jours

Joué à l’ombre des tours

Et nous sommes revenus ravis

De la colonie du Berry

Et si vous nous enviez

Nos belles pommettes rouges

Faites donc comme nous

Venez tous à Grossouvre

Vous y verrez mêler

Dans un cadre charmant

L’ombre des chevaliers

Aux rires des enfants

Pour ma part, je me souviens de celle-ci, un peu partisane tout de même :

On est heureux comme des poissons dans l’eau

Au château de Grossouvre

Château construit en plein coeur du Berry

Le château de Grossouve

Vive monsieur l’Maire

Ses conseillers,

D’avoir pensé à nous y envoyer …

Claudine m’a dit que beaucoup de ces chansons ont été écrites par Monsieur Saintober, qui devait être aussi le Directeur de la colonie à une certaine époque. Si ce nom vous dit quelque chose, n’hésitez pas à écrire vos commentaires.

La fin :

En 1982, la Ville de Lens quittait le château de Grossouvre et choisit la montagne savoyarde pour les enfants.

Le domaine resta en vente 6 ans : le coût de la réhabilitation du château freinait les éventuels acquéreurs. Enfin, le 4 juillet 1988, M. et Mme BASQUES achetèrent le domaine, non pas pour le château mais pour les installations avec le projet d’en faire un site touristique.

Aujourd’hui :

Le château est maintenant la propriété de Mr Chevaux et de Mme Lesches. Contrairement aux anciens propriétaires qui considéraient le château comme une verrue à l’intérieur d’un projet de centre de loisirs, ils ont magnifiquement rénové le chateau et ses alentours.

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Les anciens dortoirs ont été vendus et sont devenus des résidences privées et de nombreux travaux ont été réalisés à l’intérieur du domaine a été créé un gite.

Si vous voulez passer quelques jours dans ce domaine plein de souvenirs pour les jeunes lensois, vous pouvez appeler les propriétaires au 02 48 74 09 32.

Je remercie aussi les charmantes personnes qui m’ont aidé à rédiger cet article à la Mairie et au château de Grossouvre ainsi que le service Archives et Documentation de la Ville de Lens.

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